Chroniques d’une nouvelle célibataire

Flabbergasted in Mtl

23 septembre, 2008 · 4 commentaires

Je retire plusieurs petits bonheurs de ma passion pour l’écriture.

Un de c’est petits bonheurs : Le fait d’écrire un blogue m’amène souvent un lot de commentaires, tous plus intéressants les uns que les autres. J’adore lire vos réactions :-)

Certains me font sourciller, d’autres me font rire et certains, plus rares, ceux-là, me charment par ce que je perçois derrière les mots, les figures de styles recherchées. J’aime le challenge que je peux potentiellement retrouver dans un texte.

Parenthèse.

Comme l’écriture est un moyen d’expression que j’affectionne particulièrement, je me laisse facilement charmer par une plume volubile, intéressante et pleine de surprises. Je suis une fille facile… De la plume !!

À preuve, Monsieur W avait rédigé une lettre d’amour de 10 pages, manuscrites, pour me soudoyer. Ça a très bien marché… 10 ans ! Une page par année… Je défie quiconque se dit aspirant prétendant, de rédiger un roman pour me séduire… Pour que ça dure toute la vie ! Je blague… ;-)

Fin de la parenthèse.

Alors donc, certains commentaires sur mes billets, me font sourire. C’est le cas d’une réponse à ce post.

Une plume aisée, pleine d’une culture évidente, de maîtrise de la langue de Molière, qui valse merveilleusement bien avec celle de Shakespeare, le tout accompagné d’une expérience du célibat très bien sentie. Sa vision de la chose est d’ailleur très imagée, mais ô combien réaliste !

Suite à ma suggestion, il en a fait un blog post. Sweet !

Un festin pour l’esprit que je vous envoie déguster, ICI !

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Catégories : Perso
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4 réponses jusqu'à présent ↓

  • Dean // 23 septembre, 2008 à 2:16

    Good, bien fait d’aider à starter un nouveau blogueur à écrire, et le faire connaître, nice.

    C”est la beauté des blogues, recevoir du feedback direct des gens, ça me fascine à chaque fois.

  • Dean // 23 septembre, 2008 à 2:24

    Tiens, sûrement ton genre de blogue ça:

    http://blog.kimvallee.com/

  • CindyLou // 23 septembre, 2008 à 2:27

    @ Dean : En plein dans le mile !! J’en avais déjà entendu parler de ce blogue. Il est très famous à ce qu’on dit… Je vais m’y attarder plus attentivement, promis ! ;-)

  • Charles // 2 février, 2009 à 9:32

    Vous allez me trouver très plate… mais de toute façon, j’écris ceci peut-être dans le vide : à quelle fréquence les blogueuses connues lisent-elles des commentaires parus sur de vieux posts?

    Je vous lis par échantillon, peut-être ne devrais-je pas vous lire comme un buffet (un peu de ceci, un peu de cela); hypnotisé, je m’identifierais peut-être plus à vos tracas, et je trouvais peut-être les propos de ce Néologik à mon gout.

    J’aime son style, c’est une évidence, mais plus je décortique les idées, moins elles me plaisent.

    Un peu d’investigation métaphysique, philosophique, littéraire, spirituelle, que sais-je.
    Cherchez-vous, cherchez un sens, cherchez une collectivité, une religion, cherchez un boulot qui ne fait pas de tort, cherchez un penseur, un ami, un écrivain ou un saint. Secouez les puces du monde, approchez Leonard Cohen ou sonnez chez Languirand.

    Surtout, balancez -si vous y croyez vraiment, à l’existence de cette superficialité qui ruine tout- votre télé et votre Presse, SURTOUT celle du samedi.

    Mangez-vous de la JUNK toute la journée? Vous saoulez-vous à tour de bras? Pour toute cette écriture que vous pratiquez, vous devez honorer votre esprit, le respecter. Pourquoi le soumettre à une intoxication quasi permanente avec cette saturation de médias… assez nuls en l’occurrence?

    Le dossier dont vous parlez, il a été pondu foncièrement pour vendre de la copie. Plus notre génération sentira de malaise, plus elle carburera à ce genre d’émollients qui justement la terrasse.

    S’il existe une chose comme l’âme soeur, on ne naît pas telle, on le devient (merci Simone). Si le monde est une entité chaotique et sans pitié ou règne la contingence et le hasard, un tel concept ne peut exister, et si, par la plus grande des novas, elle advient malgré tout, elle se manifeste dans un contexte si absurde, que sa vacuité (son manque de signification) ne peut que la mettre en danger.

    Si par contre, on croit à une certaine transcendance, l’âme soeur est une manifestation de l’intelligence et de la cohérence du monde. C’est un peu comme la grâce de Calvin, on n’a rien à faire pour la mériter, y penser se reconnaitre une part de mérite est une vanité. Dans une telle croyance, quelque chose -de plus fort que nous- veille sur nous : alors on prend toutes nos peurs, nos espérances, nos désirs et on les abandonne par un chemin peu fréquenté (pour éviter que d’autres sur ceux-là trébuchent), on dépose enfin notre fardeau, et on prend notre place dans le monde.

    Qu’entends-je par là?

    On fait ce que l’on a à faire (on sait toujours instinctivement où réside notre devoir) ce qui ne veut pas dire qu’on devient reclus ou ascétique, ça veut dire que l’on s’en remet « à la bonté du monde » pour mettre l’amour, quel que soit sa forme, sur notre chemin.

    Nous sommes tous des « pierres qui roulent », nous bougeons sans cesse, mais si nous nous arrêtons, juste un peu, nous constatons que le bonheur s’attrape comme de la moisissure sur une vieille souche. Il se dépose comme une lente dispersion de spores, il se nourrit et grossit de la sérénité que notre immobilité nous permet tranquillement d’acquérir.

    Je sais qu’il existe peut-être de la superficialité, mais je suis si occupé par la profondeur qui envahit mon regard quand je m’arrête pour regarder autour de moi -même dans une zone «laide»- que je ne perçois pas cette superficialité.

    J’oublierais, à la seconde même mon obsession d’une paire de jeans, trop absorbé par les trésors de l’Armée du salut. Car si je lis bien ce «post», c’est de cela qu’il est question : d’une obsession qui t’empêche de voir la salopette « vintage » qui te donnerait envie de jardiner (ou tout autre beauté inattendue).

    Désolé pour la poutine moralisante, je voulais juste aller droit au but : cet amour sentimental et d’âme soeur n’existe pas tel que la théorie qu’il sous-tend le laisse deviner. C’est un malentendu. L’amour existe, certes, mais si nous n’existons pas, comme entités individuelles séparées, nous ne pouvons avoir de «doubles» séparés attendant notre réunion.

    Nous ne sommes pas «séparés» de nous-mêmes, du monde, du cosmos. Nous semblons nous distinguer du reste de notre environnement sur un plan pendant un certain moment, et c’est au pris d’atroce souffrance que nous maintenons cette illusion.

    L’idée de l’âme soeur vient colmater la brèche que nous entretenons à nous croire séparés du monde. Lorsque nous nous solidarisons d’avec ce dernier, en nous maintenant immobiles quelques instants, nous revivons la plénitude qu’il n’y a rien à colmater.

    Il ne reste qu’à jouir de la compagnie de ceux qui nous accompagnent, ils sont tous, autant qu’ils sont, «notre âme soeur». À quoi bon alors se faire dire le contraire par La Presse?

    Merci pour tous vos bons mots, et encore désolé pour la leçon. Je réitère, Néologik a un super style, mais ses idées sont encore trop empreintes d’un monde qu’il rejette sourdement.

    Charles

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