Mes copines n’en reviennent juste pas. Ma mère. Mon père. Tout le monde !
Mais j’ai un mal fou à me donner le mérite de ma réussite. C’est arrivé tout seul !!! Je n’ai rien choisi, rien refusé… J’ai laissé aller l’émotion, et me voilà !
Je sais ce qui me rend heureuse, ce qui me rend triste. Laisser exploser la joie, le bonheur, c’est facile. Pour moi en tout cas. Mais laisser exploser la tristesse…
En public, j’ai un contrôle exemplaire sur ce qui me rend triste. Vous ne réussirez jamais, ô grand jamais, à déceler la moindre parcelle de tristesse dans mon visage à moins de me connaître de fond en comble. C’est comme ça. J’ai toujours le sourire, beau temps, mauvais temps. Je vais bien. Oui, oui !
Ya que maman qui peut me demander si je vais bien et qui verra la réponse dans mes yeux. C’est automatique. En temps de crise, déployant tous les efforts nécessaires pour me contenir, si maman me demande simplement : « Ça va ? »…. Mes yeux s’inondent. Je ne peux rien cacher à ma mère, même si j’aimerais, parfois !
Mais, seule avec moi-même, je me permets de laisser aller toutes mes émotions. La tristesse, le désespoir, la colère… Je les vis à fond. Je vais pleurer pendant une semaine s’il faut, tant que ça sorte. Et plus vite ça sort, plus vite j’en suis débarrassée. C’est ma façon de gérer mes sentiments.
Et alors, aujourd’hui, me voilà libérée de toute tristesse qui m’habitait, les doutes, les regrets. Plus rien. Que des souvenirs, bons et mauvais. Je suis en paix avec moi-même.
Même si tout s’est fait tout seul, j’ai tout de même la fierté de m’en être sortie. Avec le support de ma famille, mes amies, qui m’ont été d’une aide inestimable.
Aujourd’hui, j’aime la femme que je suis devenue, à travers ces épreuves. J’aime qui je suis, mes qualités, mes défauts. C’est moi ! Je me sens en pleine possession de mes moyens.
Mais j’ai encore oublié de sortir le bac à récupération, ce matin… Ya de la vaisselle sur le comptoir, mon lit n’est pas fait… Mais c’est moi ça !!! Rien n’est parfait
Éventuellement, je souhaite trouver quelqu’un qui m’aimera autant que moi je m’aime.
Je ne suis pas narcissique, en vous disant cela, mais je crois dur comme fer qu’il faut savoir s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer quelqu’un d’autre. Que deux personnes entières forment un tout. Pas deux moitiés de personnes, non. Il ne faut pas chercher à se compléter dans l’autre. C’est donner une trop grosse responsabilité à celui ou celle qui partage notre vie et l’on ne peut qu’être déçu, car aucune personne ne peut en « compléter » une autre.
Suffit d’un peu de patience. Car vaut mieux être seule que mal accompagnée. Voilà !
Oulà ! Est-ce que je serais devenue philosophe ? Ouf…..
Later that day I got to thinking about relationships. There are those that open you up to something new and exotic, those that are old and familiar, those that bring up lots of questions, those that bring you somewhere unexpected, those that bring you far from where you started, and those that bring you back. But the most exciting,
challenging and significant relationship of all is the one you have with yourself. And if you find someone to love the you you love, well, that’s just fabulous. –Carrie (Sex and the City)
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