C’est curieux comme l’aube du printemps amène chez-moi un sentiment de bien-être, de confiance, d’espoir. Comme si, à partir du moment où la belle saison s’installe doucement, tout devenait possible…
Ce matin, je me laisse bercer par la voix de Coral Egan, dont je vous ai déjà parlé ici… Se faisant, ma première année de célibat repasse dans ma tête, comme un film. Ça me fait sourire… Et réfléchir.
L’an dernier, à pareille date, j’avais l’âme en peine, mais le coeur rempli d’espoir. J’emménageais dans mon premier appartement, seule avec moi-même. Seule pour prendre soin de ce moi-même, justement.
Un an déjà. Un an pour découvrir qui je suis, ce que je veux, ce dont j’ai besoin pour y arriver.
Ma route fut, jusqu’ici, parsemée d’embûches et de belles rencontres, de rechutes et d’une tonne de rebondissements.
J’y ai revu W et X, rencontré Z aussi, un certain soir de mai, où le CH cédait sa place en séries aux Flyers… Je lui ai rendu visite 2 fois en moins d’un mois. Oui oui, the Big Apple.
God I miss NYC. Pas pour Z, non. Il fait, lui aussi, partie du passé. Mais plutôt pour le sentiment de liberté que j’y ai ressenti. Seule dans une si grande ville. Partir à sa découverte sans aucune limite, what so ever. Je souhaite ardemment y retourner, seule, encore une fois. En secret. Et je fantasme sur la simple idée d’y vivre, un jour.
La nuit dernière, après m’être couchée au retour du bureau, dû à une migraine épouvantable, m’être réveillée à minuit pour m’envoyer 3-4 biscuits pépites de chocolats avec un grand verre de lait et m’être recouchée…. J’y ai rêvé.
New York, la magnifique.
C’était le printemps et je gambadais joyeusement à travers le Brooklyn Botanic Garden dans une jolie robe soleil et de mignonnes ballerines. Je revois encore les cannetons dans le jardin d’eau…
Je ne rêve pas souvent (ou je ne m’en rappelle tout simplement pas !), mais des rêves du genre, j’en prendrais toutes les nuits…
Alors donc, pour en revenir à ma première année de célibat :
J’y ai découvert que même seule, je suis encore et toujours, sinon plus traîneuse, paresseuse, reine de la procrastination que je croyais l’être.
J’y ai découvert que la musique fait, plus que jamais, partie intégrante de ma vie, que chaque minute de mon existence mérite sa chanson.
J’ai découvert que je suis plutôt du type ermite que sociale. J’aime beaucoup passer du temps avec les copines, mais une soirée en solo, chez-moi à lire, écrire, me farcir un bon film ou une partie de hockey me satisfait tout autant. Ces moments privilégiés, seule avec moi-même, me sont indispensables.
J’y ai découvert que ma naïveté ne me quitterait jamais et ce, même si j’apprends de mes erreurs.
Et surtout, j’ai appris à dire non.
Overall, je suis assez satisfaite de mon parcours. En fait, je suis encore persuadée que cette décision que j’ai prise, un soir de décembre, fut la plus judicieuse de toute ma vie, pour moi, et pour W.
Et ça, seulement, suffit à me donner confiance en l’avenir.
Recevez les Chroniques d’une nouvelle célibataire par Email !!


